L’innommable des hommes

1920px-Goethe_University_Frankfurt_Poelzig_Building

Ancien siège social de IG Farben à Francfort-sur-le Main
(source Wikipedia)

…quelque chose de sombre et d’indistinct que je rattachais bizarrement à ce qu’il avait appelé la question humaine.

François Emmanuel, La question humaine

Un livre, même fragmentaire, a un centre qui l’attire (…) Celui qui écrit le livre l’écrit par désir, par ignorance de ce centre. Le sentiment de l’avoir touché peut bien n’être que l’illusion de l’avoir atteint.

Maurice Blanchot, L’espace littéraire

Un auteur belge, écrivain et psychiatre, nous a offert récemment une fiction brève et prenante, La question humaine, mettant en scène un psychologue industriel prénommé Simon, le narrateur. Au début du récit, celui-ci travaille pour la filiale française, en pleine restructuration, d’une multinationale d’origine allemande au nom évocateur : SC FARB[1]. Au détour de ses travaux de sélection du personnel et d’animation de séminaire pour cadres, il est sollicité par un émissaire de la maison-mère, Karl Rose, pour mener une mission d’investigation sur l’état de santé mentale du directeur de la filiale, Mathias Jüst.

Lire la suite