À propos de l’auteur

Bernard De Backer est un sociologue bruxellois. Il a été ouvrier, marxiste, employé de bureau, freudien, enseignant, écologiste, alpiniste, marcheur, cycliste, sceptique et chercheur dans différents domaines — notamment ceux où l’on trouve ce que l’on préfère ne pas savoir. Hors cette vie banale, il est probablement l’un des premiers étrangers à avoir randonné dans les Alpes albanaises (« Bjeshet e Nemuna ») après la chute du régime communiste, traversé la Crimée à pied et écrit un livre sur les Carpates d’Ukraine avant Maïdan.

Bien que lecteur assidu de Jules Verne et de Nicolas Bouvier, il n’a commencé d’arpenter le monde et d’écrire que fort tardivement, la trentaine largement entamée. Des forces puissantes l’empêchaient d’accomplir l’un et l’autre. Il éprouvait la double contrainte d’une écriture qui, elle seule, lui permettrait de voyager et d’un voyage qui lui était indispensable pour pouvoir écrire. Les deux actions étaient inextricablement liées.

BDB chambre Toulova - copie

Dans le village de Toulova, près de Tchernivtsi (Czernowitz) en Ukraine occidentale

Un autre motif pour le récit de voyage sociologique a grandi au fil du temps. L’auteur ne peut envisager son métier sans une immersion dans la diversité du monde — humain, humanisé et naturel. Il considère, à l’instar des anthropologues, qu’il faut « faire du terrain ». Comme aurait dit Platon, pour connaître une chose il ne suffit pas d’en savoir le nom, d’en avoir une image et d’en produire une science : il faut également s’y frotter.

Au gré des expériences, il a développé un intérêt croissant pour l’approche culturelle et religieuse de l’aventure et de la diversité humaines. Auteur d’une recherche sociologique initiale sur « Utopie et historicité chez Jules Verne » — dans laquelle l’œuvre vernienne se révèle être, comme d’autres après elle, une formation de compromis entre rationalité scientifique et quête d’un espace sacré —, il considère le voyage comme un terrain d’expérience, de décentrement et de connaissance aussi important que l’université.

S’inscrivant prudemment dans la lignée de Max Weber, de Louis Dumont, d’Anthony Giddens, de Philippe Descola ou de Marcel Gauchet, ses centres d’intérêt vont de la psychanalyse à la géopolitique, en passant par la sociologie des religions.


Quelques ouvrages publiés

Du mur à l’ouvert, Éditions Luc Pire, 2001
Les Carpates oubliées. Trois saisons au pays de la Tisza noire (avec Nicolas Springael), L’Instant présent, 2002
Bouddhismes en Belgique, CRISP, 2002
Des entreprises pour travailleurs handicapés à Bruxelles. Réalités, défis et perspectivesFEBRAP asbl, 2005 (avant-propos d’Evelyne Huytebroeck)
Les cent portes de l’accueil (avec Paul Lodewick), Couleur livres, 2008
Honderd open deuren (met Paul Lodewick), Bico fédératie, 2009
Gagner sa vie, gagner des années. Et après ?, FEBRAP asbl, 2010 (avant-propos d’Evelyne Huytebroeck)

Quelques écrits professionnels

Association paritaire pour l’emploi et la formation (nombreuses recherches)
La vigilante (2002-2010)
CBCS, DEQ-T 2011-2013
CBCS, DEQ-T 2014-2016
L’inclusion de la personne handicapée en région de Bruxelles-capitale


Pour des raisons de désaccord éditorial, consécutif à l’arrivée d’une nouvelle direction et d’un nouveau rédacteur en chef, sans consultation de l’Assemblée générale pour le choix de ce dernier, Bernard De Backer a démissionné en octobre 2018 du comité de rédaction de La Revue nouvelle (Belgique). Il fut membre dudit comité pendant une douzaine d’années et publia plus de nonante articles dans la revue. Plusieurs des articles diffusés sur ce site ont été publiés une première fois dans La Revue nouvelle, à laquelle il avait accordé un droit de reproduction de ces textes.