
Couverture du livre de Lara Marlowe, portrait de Yulia Mykytenko
(source Éditions de l’Observatoire)
J’ai découvert ce livre, relatant notamment le suicide d’un homme à Maïdan dans une chronique d’Alain Frachon du journal Le Monde. Le contenu de l’ouvrage est le récit de vie de la lieutenante ukrainienne Yulia Mykytenko, recueilli et écrit par la journaliste irlandaise Lara Marlowe. Son titre, Comme il est bon de ne plus craindre la mort, est le premier vers d’un poème de Vasyl Stus, datant de 1972. Il est cité en épigraphe du chapitre « Mon père » consacré à la mort de Mykola, le père de Yulia. Il s’était aspergé d’essence le 10 octobre 2020 sur la place Maïdan. C’était un acte politique en protestation contre le retrait des troupes ukrainiennes de zones du Donbass avant l’invasion de 2022, décidé par le président Zelensky dans le cadre des accords de Minsk II. Mykola y avait combattu et – avec d’autres – considérait ce retrait comme une trahison. Le titre du livre écrit par Marlowe fut choisi par Mykytenko en hommage à son père. Que nous enseigne ce témoignage sur l’histoire récente de l’Ukraine, à travers l’expérience de vie d’une militante de Maïdan et d’une soldate, née en 1995, quatre années après l’indépendance et ma propre découverte de son pays en 1991 ?
« Personne ne voulait voir la catastrophe qui se profilait. Beaucoup de précautions avaient été négligées : pas de troupes supplémentaires à la frontière, pas de mobilisation. Mes camarades encore déployés dans le Donbass avaient prévenu que la situation empirait ; Kyiv n’avait rien fait. L’armée sur le terrain savait pertinemment que l’invasion allait avoir lieu »
Yulia Mykytenko, Comme il est bon de ne plus craindre la mort
ой у лузі червона ой у лузі червона калинакалина
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