Géopolitique de l’intelligence

Neurones

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Les avancées spectaculaires de l’Intelligence Artificielle (IA), exponentiellement accrues par les progrès technologiques et alimentées par les données collectées sur les réseaux, suscitent de nombreuses interrogations et débats. Ces derniers portent notamment sur les limites politiques à l’intérieur desquelles l’IA devrait être contenue – ainsi que sur ses rapports avec l’Intelligence Humaine. Le transhumanisme est l’une des figures de ces débats, dans la mesure où la survie de l’espèce humaine face aux « monstres de silicium » nécessiterait – selon les transhumanistes – d’augmenter les capacités humaines de manière vertigineuse. La « guerre des intelligences » ne semble déjà plus un risque, mais bien une réalité largement opérante. Dans ce contexte, la dimension géopolitique paraît assez largement négligée, les prévisionnistes et les prophètes en tous genre ayant souvent une vue technocratique ou économiciste de la question. La « matière grise » apparaissant comme l’une des ressources stratégiques du futur, sa maîtrise requalifie-t-elle les rapports entre entités géopolitiques ? Car si la mondialisation entraîne les parties du monde vers un destin partagé, c’est à partir d’histoires très différentes.

Complément du 24 novembre 2020.  Comme nous l’écrivions dans la note 10 de cet article en citant le livre de Guillaume Pitron : La « guerre des intelligences » pourrait dès lors bien être une « guerre des métaux rares ». Voir l’émission d’Arte s’inspirant du même ouvrage, La face cachée des énergies vertes, diffusée ce 24 novembre 2020.

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