Au-dessus de la pandémie

Randonneuse face à un lac alpin (photographie de l’auteur)

Pour Anne, qui a partagé ce voyage mémorable et inespéré
Et à la Chartreuse verte

La brèche avait été franchie avec ardeur et peine, les sacs chargés du poids des ans, des vivres et des nécessités du bivouac. On pouvait apercevoir les deux silhouettes tanguer le long d’un sentier en lacets, sur fond d’un ciel sombre balayé par le vent et percé des rais du soleil couchant. Enfin, les eaux du lac apparurent aux yeux des marcheurs, langue oblongue en contrebas du col. Elle était ridée par vagues, face à une étroite pyramide qui avait été érigée sur l’herbe par empilement de dalles brunes et grises. Mais avant de dresser la tente au bord de ce miroir changeant, il leur fallait descendre le sentier étroit et raide, les jambes percluses par plus de huit heures de marche et mille quatre cents mètres de dénivelée. Le ciel s’assombrit et, soudain, l’écho de roulements de tonnerre se répercuta sur les crêtes brunes surplombant le lac. Le vent devint violent, des jets de grêle drue s’abattirent sur le couple, le sentier se couvrant de billes blanches et glissantes. La température descendit d’un coup d’une dizaine de degrés, la tempête s’était levée à quelques centaines de mètres des rives où ils comptaient bivouaquer.

Ils furent bientôt aveuglés par les grêlons giflés en rafales violentes, les pieds trempés glissant sur le sentier devenu spongieux aux approches de l’eau. Jambes éclopées, lunettes couvertes de buée, mains engourdies, souffles courts, cœurs battants. Ils devaient rapidement monter l’abri pour se protéger et se réchauffer, mais éviter à tout prix que la toile ne fut emportée au milieu du lac par le vent. L’homme détacha rapidement la tente, noua sa housse au sac à dos pour l’empêcher de s’envoler et aplatît la toile sur l’herbe mouillée. Elle plaquât la tente à terre de ses longs bras pendant qu’il fixa deux points du tapis de sol pour l’assurer, puis ajusta les trois arceaux en grelottant, les introduisit dans la gaine noire avant de les fixer en contrebas. Il se pencha ensuite vers l’avant et tira sur l’autre partie du tapis de sol, pendant qu’elle tenait les arceaux qui s’étaient redressés avant de faseyer sous le vent. Il n’y avait plus qu’à assurer tous les points de fixation et les tendeurs, ouvrir la grande abside avant et y jeter les sacs. 

Ils s’engouffrèrent dans l’abri en forme de tunnel et plongèrent dans leurs duvets après avoir gonflé les matelas en frissonnant. Au bruit de la tempête succéda le claquement inattendu et inquiétant des dents. Il manquèrent d’eau et durent sortir l’un après l’autre sous les bourrasques, les mâchoires serrées pour aller remplir la vache dans un ruisseau tapissé d’herbes. Après le repas, chauffé à la hâte sous l’abside percutée de grêlons, un liquide vert et puissant conservé dans une petite gourde les fit chavirer dans la nuit. Un bruit, soudain, leur apprit qu’ils n’étaient pas seuls à camper aux approches de la pyramide, à près de deux mille cinq cents mètres d’altitude dans ce lieu qu’ils pensaient désert. Ils échangèrent quelques mots avec leurs voisins, puis plongèrent dans un sommeil agité.

Battements dans le soir

Les mains se mirent en mouvement d’un coup, battirent frénétiquement. Le petit groupe d’attablés se leva ensuite d’un bond pour applaudir l’homme barbu au tablier blanc et à la toque de travers. Il salua à la japonaise, les bras le long du corps et le buste penché. Ceux qui étaient éreintés par une journée de marche avaient dévoré ses larges pizzas croquantes et fondantes avec un féroce appétit. Elles avait été recommandées aux randonneurs, au sortir de l’interminable chemin qui descendait du second lac où ils avaient bivouaqué le surlendemain de l’orage. La tente y avait été plantée sur un petit alpage fleuri qui surplombait les eaux à une centaine de mètres. Elle offrait une vue plongeante et fastueuse sur les eaux étincelantes. La montagne tutélaire du massif se découpait dans le lointain avec ses sillons de neige, au-delà de la large brèche herbeuse du déversoir. Ils descendirent de leur promontoire et plongèrent bientôt dans le lac glacé pour écluser la journée et se réveiller pour la longue soirée. Le lendemain, la chaleur fut accablante lors de la descente, d’abord très raide puis interminablement longue. Ils voulaient se reposer des trois bivouacs successifs. Les randonneurs ayant échoué dans le premier gîte, l’homme grimpa avec peine vers le second, qui s’avéra également complet, la pandémie ayant accru le nombre de marcheurs. Il n’y avait plus qu’à tenter le camping et ses pizzas gargantuesques, dont la renommée parcourait les sentiers d’affamés.

Le camping était divisé en deux parties : l’une, peu ombragée, pour la « zone de bivouac » et les petites tentes de marcheurs, l’autre, arborée, pour les caravanes. Voyant leur air dépité et accablé par la chaleur et la fatigue, le gérant leur proposa un emplacement sous un arbre touffu et bienveillant, à côté d’un camping-car. L’endroit n’était guère romantique, mais la fraîcheur valait bien cet inconfort visuel et le risque d’un peu de bruit et de lumière nocturne (les logements en dur sont éclairés plus longtemps que les tentes, leurs occupants sont moins fatigués que les randonneurs ; ils écoutent parfois de la musique ou regardent la télévision tard dans la soirée). 

Avant les pizzas et la nuit, ils avaient parcouru le bourg traversé par des flux de touristes masqués et quelques marcheurs au long cours. Il découvrirent même des pratiquants de yoga devant l’église romane : trois jeunes au corps souple qui semblaient sortis des années soixante, avec leurs long cheveux, dreadlocks et vêtements bouffants. Contrairement à d’autres villages des vallées adjacentes, qui avaient pu préserver un peu de leur calme et de leurs maisons, celui-ci avait fait le choix d’un centre touristique bourdonnant dans les rues commerciales. Un peu à l’écart, près de la vielle église, ils rencontrèrent l’ancien maire qui leur parla des Vaudois qui se réfugièrent dans la région et le pays voisin après la révocation de l’Édit de Nantes. C’était plus instructif que les dizaines de poupées qui figuraient d’anciens villageois disparus, cintrés dans leur costume d’époque tout neuf, comme la pratique semble s’en répandre de la Lettonie au Japon.

L’assaut des mélèzes

La haute crête isolée était longue et étroite, ouverte de tous côtés vers des paysages immenses de montagnes, de vallées, de bois, de sentiers, de nuages, de plaies d’azur, de brumes remontant du pays voisin. Bien qu’ils étaient au-dessus de l’étage des forêts, les arbres semblaient monter à l’assaut de l’arête balayée par les vents et tapissée seulement d’herbe. De jeunes mélèzes frais et verdoyants paraissaient avoir été plantés la veille, d’autres situés en contrebas n’avaient que quelques années à leur actif. Il ne se souvenait plus de ces arbres plantés aussi haut et mit leur vigoureuse poussée sur le compte du réchauffement climatique. « Bientôt », confia-t-il doctement à un couple de marcheurs émerveillés par l’immensité, « nous passerons ici par un sentier au milieu du bois. Profitez de la vue ! ».

Une femme âgée et solitaire était assise à l’orée de la crête, le dos appuyé sur son gros sac. Elle semblait épuisée et revêche, rescapée d’une montée ardue et d’une longue traversée brûlante. Venue de l’autre côté de la montagne, du hameau où se rendaient les randonneurs, la dame marchait et campait seule dans sa petite tente au curieux nom de Big Agnes. Elle parlait à tout va, un peu autiste, mélange de félicité mystique et de catastrophe désertique, de solipsisme et de quête de l’autre qu’elle n’écoutait pas. La campeuse avait décidé d’échapper à la pandémie, loin des gens et face à la montagne. Mais depuis quand, et d’où était-elle partie ?

Il n’y eut pas d’eau pendant des heures en descendant ce versant plein sud, sur des éboulis blanc et gris ponctués de sapins tordus. La marche était pénible et glissante sur des pierrailles sèches, le minuscule hameau d’en bas toujours aussi éloigné dans la brume de chaleur. Une montagne sans torrents et sans petits lacs est désolante, surtout quand il fait torride. Mais un gîte cossu et massif approcha enfin, une très large bâtisse de pierre qui fut naguère une sorte de poste frontière et mairie à côté de l’église. C’est tout ce qui restait du village, détruit par des bombardements lors de la dernière guerre. Le gîte était plein, la saison étant chargée à cause de l’épidémie qui sévissait dans les plaines. Ils durent se rabattre une seconde fois sur le camping au bord d’une autre rivière. 

Ils découvrirent une sorte de « zone à défendre » écologiste, accueillante, bohème et baba-cool, tapie le long de la rivière qui avait creusé la vallée. Une cabane de guingois hébergeait l’épicerie accueillante, une autre la cuisine face à des tables et des chaises sous les sapins. Ils posèrent leur tente sur une petite terrasse verte dans le bruissement du torrent, non loin de la roulotte mauve d’un ami de la randonneuse. Quelques mètres plus loin, un tub profond en bois offrait un air de furo japonais. Mais il avait été vidé par précaution anti-virale, bien que la température n’invitait guère à un bain brûlant mais plutôt à une plongée dans le torrent. Au soir, sous des lampions colorés oscillant dans le vent, ils s’attablèrent pour déguster un repas en compagnie de marcheurs bretons. Ânes, chèvres et poules se faufilaient entre les tables en compagnie des enfants.

Mustélidés et motards

Elle se prénommait Noella, portait un petit sac à dos rose et avait dix ans. Ils la virent s’approcher du bord du lac, situé à plus de deux mille quatre cents mètres, et demander hardiment aux randonneurs, couchés près de leur tente, s’ils avaient « un canif pour mon papa ». Ravi de le recevoir, elle se mit à courir à toutes jambes pour rejoindre ses parents de l’autre côté du déversoir en sautant au dessus du ruisseau. Les randonneurs l’apprirent un plus tard, au retour du canif rapporté par le père : Noella avait marché plus de huit heures et grimpé onze cent mètres de dénivelée en une journée. Les campeurs s’émerveillèrent d’un tel exploit, d’autant que la petite fille devait encore redescendre par le même chemin… 

Vint ensuite un jeune couple qui planta sa tente à une centaine de mètres puis s’en alla chercher quelque chose dans un abri de roches, de l’autre côté du déversoir, là où Noella avait mangé avec ses parents. Ils semblèrent tout à coup captivés par ce qui se tramait sur le sol, entre les rochers, sautèrent d’un endroit à l’autre comme s’ils avaient découvert un trésor animé et fuyant. « On ne sait pas ce que c’est ! Furets, hermines, belettes, fouines ? » Les petits animaux étaient nombreux et couraient entre les rochers, mystérieuse apparition sautillante un soir de bivouac au soleil couchant.

Il fallut gravir un cinquième col le lendemain matin, en longeant une prodigieuse arête argentée en forme de couteau préhistorique couché sur le dos. Le ciel était limpide et brûlant, le sentier en lacets serrés. Par bonheur, le col n’était pas loin et ils l’atteignirent avec aisance. Mais c’était pour rencontrer aussitôt une foule de promeneurs propres et légèrement vêtus, le parking étant à quelques encablures le long de la seule route qui menait vers le pays voisin. Les abords du sentier en longue descente étaient protégés par des petites barrières qui transformaient le paysage alpin en parc citadin. Ne manquait plus qu’un panneau « Il est interdit de marcher sur les pelouses ». Il fallut également traverser cette heure de civilisation avant d’atteindre un refuge où ils purent casser la croûte avec des motards et des automobilistes. Curieux refuge que celui-là, bien loin des cabanes silencieuses proches des glaciers que l’on n’atteignait qu’après des heures de marche muette.

Un autre passage, nettement plus élevé que celui qui précédait la descente vers le refuge automobile, se dressait devant eux. Ils auraient dépassé le milieu du parcours après son franchissement, ce qui les rassura avant de les attrister. Cette fois, c’était vraiment rude, d’autant que le ciel s’assombrit, ce qui leur rappela de mauvais souvenirs. Dès le col franchi, il leur fallait trouver des alpages et de l’eau avant que le ciel ne leur tombe sur la tête. Par bonheur, des randonneurs qui montaient dans l’autre sens leur avaient indiqué un bel espace de bivouac au loin, après un ressaut rocheux. Il était difficile à trouver, quand fallait-il s’arrêter ? Celui-ci ou le suivant ?

Dans le plus haut village

De gros nuages noirs facilitèrent la décision, d’autant qu’une vaste pelouse fleurie, traversée par un ruisseau et ses petits affluents, se découpait à gauche au pied d’un promontoire rocheux. Mais en cas d’orage, il fallait éviter les creux et le piémont du ressaut d’où l’eau pouvait se déverser en cascade. Ils décidèrent de monter la tente à mi-hauteur et à distance des rochers, avec vue sur la vallée et une antique chapelle qui signalait les lointains abords du village en contrebas. La situation était merveilleuse de beauté et leur abri fut rapidement mis sur pieds, avant la préparation du repas du soir. Ils ne furent dérangés que par une jeune couple écoutant de la musique avec une enceinte bluetooth et qui s’implanta en contrebas, près du ruisseau où ils risquaient d’être submergés en cas d’orage violent. Mais la nuit fut calme, sans nuées ni éclairs ni bourrasques.

Ce n’est que le lendemain midi que la pluie finit par tomber, alors qu’ils venaient d’arriver dans un singulier village-rue en lacets, réputé le plus haut d’Europe. À leur bonne surprise, le village n’avait pas été transformé en centre touristique et apparaissait avoir bien respecté ses formes ancestrales, ses vieilles maisons et sa splendide église où l’on pouvait s’abriter sous le porche d’entrée – ainsi que son temple évangélique qui témoignait d’une vieille implantation protestante et des guerres de religions. 

Les quelques commerces, gîtes et restaurants étaient discrets, les voitures quasiment absentes. Comme la pluie tombait, l’unique rue et ses quelques affluents étaient désertés dans la fraîcheur et le crachin. Par bonheur, ils arrivèrent devant un gîte qui portait le surnom de la randonneuse et y trouvèrent un repas et de la place pour la nuit. Ils purent enfin dormir dans un lit et s’asseoir sur une chaise, après avoir visité avec curiosité la plus vieille maison du village transformée en musée. Une plongée dans la vie rurale des siècles passés, dont les photographies ornaient tout le village.

Le cuisinier confiné

Le voyage à pied toucha à sa fin, après cette dernière étape interminable qui leur faisait franchir une haute barrière montagneuse les séparant d’une vallée fertile, totalement enclose par des forêts et des gorges. Des ânes butés bloquaient le col étroit avant de rejoindre leur logis mille mètres plus bas ; un duo de marcheurs les prit en image, ils parlèrent de tout et de rien, comme on peut le faire lors de rencontres fortuites hors de sa zone de confort. Lui était cuisinier et, confiait-il, avait été confiné par la pandémie pendant des semaines dans un appartement de douze mètres carrés à Paris. 

Devenu fou de solitude et d’ennui entre ses quatre murs si proches, il avait décidé sur conseil de son père de partir seul à l’aventure en montagne. N’ayant aucune expérience, il avait chargé son sac avec démesure, portant plus de vingt cinq kilos de nourriture et d’outillage de toute sorte, comme un cuisinier peut en avoir besoin. Bavard en diable et se moquant de son amateurisme avec éclats de rire et ironie, il raconta ses différentes rencontres sur la route, ses douleurs et ses joies, avant de se fixer quelques jours dans le camping de la vallée close où le couple se rendait.

Après un bain glacé dans la rivière qui longeait leur tente, ils retrouvèrent le cuisinier devant le feu de l’espace de bivouac et l’invitèrent à partager leur vin. En réciprocité, il leur fit une délicieuse truffade cuite dans les braises, avec des pommes de terre qu’il pelait avec soin, du lard et du fromage qu’il débitait en tranches. Assis sur des bancs de bois solidaires d’une table pour former bloc, les randonneurs éclusèrent leur bouteille de rouge avec la goûteuse truffade et le marmiton.

Face à l’étang

C’était au sommet de la dernière raide montée dans les mélèzes, avant la marche en faux plat vers le gîte où prendrait fin leur voyage. Un petit lac envahi de tourbières leur faisait face, reliquat d’un glacier préhistorique qui n’était alimenté que par les eaux de pluie et était dépourvu de déversoir. Pour arriver au pied de l’ascension, ils avaient sauté une étape et pris avec délice une navette qui reliait deux vallées. Cela leur évitait un col que le randonneur avait franchi plusieurs fois, et dont la descente était défigurée par de vilains chemins forestiers boueux, parcourus de fondrières. 

Ils étalèrent toutes leurs richesses sur une table avec bancs attachés, que la municipalité avait érigée pour les promeneurs. Autour du pain, des fromages du saucisson, du chocolat et des biscuits sucrés, le silence était total. Ils avalèrent la nourriture avec voracité, puis empoignèrent la gourde qui contenait le liquide vert qui les avaient réconfortés lors du premier bivouac. Il en restait curieusement deux ou trois bonnes rasades, tant l’alcool était fort. C’est en tanguant à nouveau qu’ils marchèrent côte à côte sur la petite route déclive qui menait doucement au gîte d’où ils étaient partis. Ils sortirent prudemment les masques de leurs poches, avant d’ouvrir la porte.

Bernard De Backer, décembre 2020

Photographies

Les images de la galerie peuvent être agrandies en cliquant sur elles ; on peut les faire défiler en utilisant les flèches. 

Hommage à Anne Sylvestre, décédée le 30 novembre. Une sorcière comme les autres.

8 réflexions sur “Au-dessus de la pandémie

    1. Merci Pierre. J’ai appris la mort d’Anne Sylvestre quelques minutes après la publication de ce récit. Je l’aimais beaucoup, notamment quant elle chantait « Une sorcière comme les autres ». Une chanson qui m’a soulevé de terre un jour, je ne sais pas pourquoi ce jour là, précisément… « Faites-vous légers », peut-être ?

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  1. He !! Wouah !! Je viens de découvrir ! Ça en jette ! Et merci vraiment de tout coeur mon si cher compagnon de route ! C’est un récit grâce auquel tous ces moments forts partagés vont se graver dans ma mémoire pour longtemps. Je t’embrasse, Anne

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  2. Eh bien Bernard et Anne, il faut non seulement le vouloir mais aussi le pouvoir !
    De s’élever ainsi au dessus-de la pandémie, et ce n’est pas l’effet de la Chartreuse Verte ! Vous pouvez être fiers, quelle ténacité à travers tantôt le froid tantôt la chaleur ou les dénivelés importants pour goûter à la grandeur de la montagne. Magnifique écriture Bernard, c’est comme si je découvrais le paysage par mes yeux….. Bisous à vous deux et à un partage futur d’un des chemins de notre monde… Anne

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